LASIK, PKR, SMILE : trois façons différentes d’agir sur la cornée pour corriger durablement la vue. Aucune n’est supérieure aux autres, chacune a ses indications.
Le Dr Alexandre Omidi, chirurgien ophtalmologiste à Nice et à Cannes, détermine la technique adaptée à vos yeux après un bilan complet.
Toutes ces techniques ont le même objectif : modifier la courbure de la cornée pour que les rayons lumineux se focalisent correctement sur la rétine, et corriger ainsi les défauts de la vision.
Ce qui les distingue, c’est la manière d’accéder au tissu cornéen et de le remodeler. Cette différence n’est pas un détail technique : elle conditionne les indications, les suites opératoires et la vitesse de récupération.
Le LASIK et le SMILE agissent dans l’épaisseur de la cornée, sous sa surface. La PKR agit directement à la surface, après retrait de l’épithélium cornéen.
Le LASIK et la PKR utilisent un laser Excimer pour remodeler le tissu. Le SMILE repose uniquement sur un laser femtoseconde, qui découpe un lenticule ensuite retiré par une micro-incision.
Elles partagent le même objectif mais n’accèdent pas au tissu cornéen de la même manière, ce qui change leurs indications et leurs suites.
Un volet cornéen très fin est créé au laser femtoseconde, puis soulevé pour accéder aux couches profondes. Un laser Excimer remodèle le stroma, et le volet est repositionné sans suture.
C’est la technique offrant la récupération visuelle la plus rapide. Elle traite la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme et, dans certaines situations, la presbytie.
L’épithélium cornéen est retiré sur la zone à traiter, puis le laser Excimer remodèle directement la surface. Une lentille thérapeutique protège l’œil pendant la cicatrisation.
Sans volet cornéen, elle est privilégiée pour certaines cornées et lorsque le risque de traumatisme est important, comme dans les sports de combat.
Le laser femtoseconde dessine un lenticule à l’intérieur de la cornée, extrait ensuite par une incision de quelques millimètres. La surface cornéenne reste largement intacte.
Il est principalement destiné à la myopie et à l’astigmatisme associé à la myopie.
Le choix ne dépend pas des préférences du patient mais des caractéristiques de son œil. Le bilan analyse la topographie et la kératométrie cornéennes, l’épaisseur de la cornée, la régularité de sa surface, la réfraction et sa stabilité, la qualité du film lacrymal et le diamètre pupillaire.
Il recherche notamment une cornée trop fine ou une fragilité cornéenne, qui peuvent contre-indiquer certaines techniques ou conduire à en privilégier une autre.
Une chirurgie laser n’est pas toujours la meilleure solution. Chez certains patients, notamment en cas de forte myopie ou de particularités cornéennes, une correction par implant phaque ICL peut être envisagée.
L’implant est placé à l’intérieur de l’œil, sans retirer le cristallin et sans remodeler la cornée. Découvrir les implants ICL
Les trois techniques se pratiquent sous anesthésie locale par collyres et ne nécessitent habituellement pas d’hospitalisation. Le traitement ne dure que quelques minutes par œil, et les deux yeux peuvent généralement être opérés au cours de la même séance.
Un traitement par collyres est prescrit, ainsi que plusieurs contrôles postopératoires. La vitesse de récupération, en revanche, diffère nettement d’une technique à l’autre.
Une consultation spécialisée permet de déterminer quelle technique convient à votre correction et à votre cornée, et de comparer les possibilités : LASIK, PKR, SMILE ou implants ICL. Prendre rendez-vous
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